1 semaine après la pendaison de crémaillaire, le dimanche soir.
J'angoisse. Demain, c'est la rentrée. Je ne connais personne, sauf les Kaulitz.
J'ai tout préparé; mes affaires de cours, mes vêtements. Maintenant, je n'ai plus qu'a m'endormir.
Mais ça fait 3 heures que je me dis ça, et il est 1h du matin. Je me tourne et me retourne dans tous les sens, mais le sommeil ne vient pas.
Finalement à 2h17, je ferme les yeux et je m'endors.
Le lendemain matin, je suis reveillé à 7h00. Aucune envie de me lever. Je n'ai pas assez dormi...
Mais, avec un peu de volonté, je me decide a traverser le couloir pour prendre une douche.
1h00 après, je suis prête, et je sors dehors, mon sac sur les épaules. Je suis plongée dans mes pensées et je ne vois pas le garçon avec des dreads en face de moi. Et je lui fonce dedans, manquant de tomber par terre.
Tom: C'est comme ça qu'on dit bonjour en france.
Moi: Bonjour! Désolée je...
Tom: Salut! Pas grave, c'est pas moi qu'y a failli tomber par terre!
Je commence à raler, mais Bill et un garçon blond de notre age me coupe la parole.
Bill: Oh salut Sandra! Je te présente Andreas, notre meilleur ami.
Andreas: Salut!!!
Moi: Bonjour!
Tom: Bon on va pas rester plantés là! Sinon, on va arriver en retard et...
Bill: ... tu auras pas le temps de parler aux jolies filles de la classe! On sait, ça fait trois jours que tu me bassines avec ça!
Tom: T'as tout compris!
Andreas: Donc on y va! Tu viens Sandra??
On commence à marcher. Tom et Bill discutent des profs qu'ils auront ou pas. Je ne dis rien, je n'en connais pas un seul. Andreas ne parle pas beaucoup, mais il me regarde avec insistance. C'est super désagrèable. J'ai envie de l'envoyer bouler, mais bon, ça se fait pas trop alors je laisse courrir, je prends mon Mp3 dans ma poche, et je met Kyo en boucle.
Un quart d'heure plus tard, on est arrivés devant le lycée. Je me précipite pour voir dans quelle classe je suis. Oh non, je suis dans celle des jumeaux et de leur meilleur ami. Je suis obligé de faire avec, alors on se dirige tous les quatre vers la salle A25.
J'aperçois tout au fond, près de la fenêtre une place libre. Il ny a personne à côté, tant mieux. Les jumeaux, eux s'installe tout devant.
A peine arrivé, une fille se retourne. Elle est blonde, petite et ronde. Elle a un visage pointu, elle ressemble à une petite fée. Elle parle rapidement.
...: Salut, moi c'est Emilie. J'ai 17 ans. J'habite ici depuis ma naissance. Et toi?
Moi: Euh... Salut. Moi c'est Sandra. J'ai 16 ans, j'ai sauté une classe. Et je suis française.
Emilie: Française!! J'adore ce pays!!! Tu habitais où?
Moi: Près de Paris!
Emilie: À Paris!!
Elle semble en admiration. Ca fait plaisir à voir! Elle continue de parler.
Émilie: Au fait, je te présente La Larve. Il s'appelle Romain en vrai. Mais il est amoureux alors du coup, et il pense tout le temps à sa bien-aimée. Et il fait La larve.
Romain: Hum... 'Lut.
Il se retourne à peine, me lance et regard et s'écroule de nouveau sur la table. Il a pas l'air très causant.
À ce moment, un professeur rentre dans la classe. C'est une femme qui doit avoir la cinquantaine et qui n'a pas l'air très commode.
Prof: Bonjour jeunes gens. Je m'appelle Mme. Bosquet et je suis professeur d'Histoire-Géo. Je vais faire l'appel. Vous répondrez par présent à l'appel de votre nom.
À mon nom, elle releve la tête, et me demande dans un français parfait si je parle correctement l'allemand. Je lui réponds (en allemand) que je parles courrament, malgré quelque petites fautes.
Elle hoche la tête, et continue l'appel. À la fin, elle demande au jumeaux:
Mme Bosquet: Bill et Tom, il y en a un de vous deux qui doit changer de place. Je me dois de le faire maintenant, si je ne veux pas le même bazar que l'année dernière dans ma classe. Bill, tu iras donc te mettre à coté de... Tiens Sandra! Comme ça tu pourras l'aider!
Tom : Et pourquoi pas moi ?
Prof : Taisez-vous !
Oh, mais pourquoi moi! C'est pas juste. Bill traversa la classe et s'assis à côté de moi, un grand sourire aux lèvres.
Bill chuchotant: On se retrouve!
Moi chuchotant: Ué...
La journée se passa sans problèmes. Bill ne parla pas une seule fois. Quand il essayait, la prof lui criait dessus.
Je sortis de la classe avec Émilie.
Emilie: Eh, t'habites où?
Moi: Rue des fleurs.
Émilie: Cool, j'habite juste à côté. On pourrait rentrer ensemble!
Moi: Super!!! On y va alors.
Émilie: Je peux pas aujourd'hui. Mes parents viennent me chercher en voiture. Je dois aller chez l'orthodentiste pour qu'il m'enlève mes bagues. Mais demain, sans problème!!
Moi: Ah...
Bill, Tom et Andreas qui étaient à côté ne purent s'empecher de me demander si je voulais rentrer avec eux. Je ne pouvais pas dire non, c'était pas poli! Je rentrais donc avec eux. Ils parlaient du succès de Tokio Hotel.
Tom: Ué, mais c'est marrant, les fans hystériques qui se mettent à hurler dès qu'elles nous voit.
Bill: Bon ça bousille les oreilles, mais c'est cool!!
Andreas: Moi, j'ai lu que des fans pouvaient faire n'importe quoi pour vous et que si elles vous rencontrez pas, elles étaient capables de se suicider.
Bill: Ué, c'est possible, je sais pas...
Tom: C'est trop!!! Des fans qui nous aiment à mourrir... J'adore!!!
Andreas: C'est trop cool!!
Tom: Des fans qui se coupent les veine parce qu'elle nous aiment !!! C'est trop bizarre, on a du pouvoir sur les gens!
Je les écoutais. Ils parlaient de suicide comme si c'était marrant. Ils n'en avait rien à faire. Je serrais les poings. Ils me dégoutaient.
Ils continuaient toujours de parler.
Andreas: Trop dément!
Bill voyant que je ne disais rien me demanda: Et toi, t'en penses quoi??
Moi??? Comment pouvaient-ils me demandaient ça? Je les trouve cruels et sans coeur. Une larme coula sur ma joue. Je m'arretais de marcher pour les dévisager. Comment des gens aussi... beaux, pouvaient être aussi moches.
Moi: Moi? je trouve que vous êtes des monstres sans coeur, ça n'a pas l'air de vous choquer que des gens se suicident pour vous... Vous ne savez même pas ce que c'est, ni quelles conséquences ça peut avoir...
Après mon discours, je me mis à courrir. Je me rendis compte que je pleurais et que je venais de hurler. Les personnes autour de moi me regardaient avec effarement, comme si je venais de m'échapper de l'asile. Je rentrais chez moi, claquais la porte. Il n y avait personne. Je montais dans ma chambre. Je pleurais de toutes mes force. 15 min après, je dormais.
Le lendemain, je me levais 10 min plus tôt. Comme ça, j'avais une chance de ne pas croiser les Kaulitz. Mission accomplie. Je suis arrivée seule au lycée où j'y retrouve Émilie. On discute et on rentre dans la classe. Quand soudain je me tais. Je vois Bill et Tom discuter sur le pas de la porte. Andreas n'est pas là. Ils me regarde, se regardent.
La prof arrive, Bill vient s'assoir à côté de moi. Il me sourit timidement. Je le regarde à peine. Émilie remarque notre manège et je vois à son air perplexe qu'elle ne comprends rien.
Le cours commence. Je reçois une boulette de papier sur mon cahier. Ca vient de Bill.
Désolé pour hier. C'est vrai, on ne savait pas quoi on parlait. On s'excuse tous. Et toi, tu nous pardonnes?
Je regarde Bill, Tom et Andreas. Ils me regardent avec espoir. Je soupire et écrit.
C'est bon, je vous pardonne.
Je regarde Bill, il me sourit franchement. Je fais un sourire timide et je retourne à mon cahier. Je leur ait pardonné, mais c'est tout, ça s'arrête là. On n'est pas amis.
Le soir je rentre avec Émilie qui me demande ce qu'il est arrivé. Je lui raconte tout. Mon passé, mon présent, tout... Elle m'écoute, ajoute quelques mots par-ci par-là, pour me réconforter. J'ai trouvé une amie...